Parole d'expert

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Les régimes avant l’été servent-ils à quelque chose ?

« Comment perdre 5 kg avant l’été », « nos astuces minceur pour être sexy en maillot », « plus belle sur la plage ! »... Chaque année, avec l’arrivée des beaux jours, les magazines féminins multiplient les Unes sur les régimes. Servent-ils à quelque chose ? Sont-ils réellement efficaces ?

Les résultats attendus sont-ils au rendez-vous ?

Oui, si vous avez seulement quelques kilos à perdre (2 à 3 kg maximum). Si les régimes sont réellement suivis, il n’y a aucune raison que l’on ne perde pas de poids. En mangeant moins et mieux, il est tout à fait possible de perdre ente 3 et 4 kg par mois. Mais réduire sa consommation n’est pas le seul moyen d’arriver à ses fins. Reprendre ou augmenter son activité physique est également un excellent moyen d’y parvenir.
 

Y a-t-il un risque pour la santé ?

Tout dépend du régime suivi… Les régimes privatifs ou dissociés comme « le régime ananas », « la cure de raisin », « le régime hyperprotéiné strict » présentent un réel risque pour la santé : perte de cheveux, déchaussement des dents, problèmes cutanés et rénaux, déminéralisation de l’ossature, comme l’a indiqué le rapport de l’ANSES (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire des Aliments) portant sur les régimes amaigrissants*.
 

Qu’en est-il des kilos perdus ?

L’étude de l’ANSES montre également que 80% des personnes qui ont fait un régime ont repris du poids dans l’année qui a suivi l’arrêt de celui-ci. C’est le problème lorsque l’on arrête un régime basé sur la frustration. Le fameux « effet yoyo » se produit, qui consiste à reprendre les kilos perdus et parfois à en reprendre plus.
 

Quelle est la solution ?

S’y prendre beaucoup plus tôt (plutôt que quelques jours avant les vacances), se faire aider par un professionnel de l’alimentation (diététicien nutritionniste), éviter les régimes trop stricts où l’on vous promet une perte de poids éclaire. Si vous souhaitez obtenir des résultats à long terme, il faut reprendre de bonnes habitudes alimentaires, ne pas exclure certaines catégories d’aliments et pratiquer une activité physique même légère comme la marche à pied.
 
 
Par Raphaël GRUMAN, Nutritionniste
 
 
* ANSES, Evaluation des risques liés aux pratiques alimentaires d’amaigrissement – Rapport d’expertise collective – Novembre 2010 – Edition scientifique